Sorties cinéma (semaine du 8 septembre) Des hommes et des dieux, Copains pour toujours, Twelve

 

La rentrée est passée, et après une première semaine estivale, question de pas être dépayser, voilà que la pluie a fait son grand come back. Une bonne excuse, s’il en fallait une, pour aller s’asseoir dans les sièges rouges des salles de cinéma.
Cette semaine, les salles obscures vous offrent un grand prix de Cannes (il n’est jamais trop tard) avec Des hommes et des dieux, la sagesse fasse à la folie de la jeunesse de Copain pour toujours, adolescents qui s’opposent quant à eux à ceux riches et désabusées de Twelve et de cette nouvelle drogue.

Dans la paix de l’âme et de l’esprit découvrez des hommes et des dieux, Grand Prix du 63ème festival de Cannes. Ce film de Xavier Beauvois s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996 en adoptant le point de vue des moines sur cette tragédie.

« Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour… »

Véritable coup de cœur à Cannes, mais aussi d’une grande majorité des spectateurs qui ont eu le privilège de voir le film, Des hommes et des dieux devrait, souhaitons-le, rencontrer un public sensible à cette histoire captivante… menée par, entre autres, un Lambert Wilson des plus talentueux.

« On s’était dit RDV dans 10 ans… » mais les Copains pour toujours de Dennis Dugan, eux, ont attendu 30 ans avant de se retrouver.

Cinq copains d’enfance qui se réunissent pour partager un week-end avec femmes et enfants. Leurs relations reprennent là où elles en étaient restées trois décennies plus tôt, et ils vont vite découvrir que vieillir ne signifie pas forcément grandir…

Ne vous attendez pas à un miracle avec cette soap-comédie américaine, on glisse très vite sur la savonnette sans que se soit toujours drôle, mais on passera un pas trop mauvais moment, à condition d’avoir l’esprit léger… très léger au moment de la projection ! Un film qui devrait séduire les ados déjà en manque de vacances ;-)

Tourné en seulement 23 jours, Twelve de Joel Shumacher offre l’image d’une tout autre jeunesse et adolescence.

« Des adolescents riches et désabusés, des fêtes sans joie, des parents absents, un peu de dope pour le grand frisson et parmi eux, White Mike, jeune dealer qui vient de quitter son école privée de l’Upper East Side à New York.
White Mike ne fume pas, ne boit pas, ne va pas dans les fêtes, sauf pour vendre sa nouvelle drogue, le Twelve.
Notre histoire commence quand Charlie, le cousin de White Mike, est assassiné… et se terminera lors d’un anniversaire, dans la violence et la perdition. »

Twelve est l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Nick McDonell. Le roman Twelve, écrit à l’âge de 17 ans par ce new-yorkais, raconte l’errance d’un jeune dealer de bonne famille autour du réveillon de fin d’année, avec en toile de fond une nouvelle drogue, le « Twelve », qui mélange cocaïne et ecstasy. Un film qui s’annonce soutenu, mais sans grande surprise…

Bonne séance à tous, et n’oubliez pas, quoi que vous ayez pu lire ou entendre, gardez l’esprit ouvert et faites vous votre propre avis, de loin le plus précieux !